28 mars 2007
"Un petit encart sur l'ecstasy pour informer des dangers..."
MDMA
L'ecstasy ou extasy, est une drogue de synthèse le plus souvent vendue sous forme de comprimé dont le principe actif est 3,4-méthylène-dioxy-méthylamphétamine ou MDMA. Le MDMA appartient aux phényléthylamines.
Historique
Le MDMA fut synthétisé pour la première fois en 1898 par Fritz Haber en Allemagne et ensuite redécouvert en 1912 par les laboratoires Merck dans un but militaire qui le feront breveté en 1914 ; il est alors un intermédiaire dans la fabrication d'un styptique (vasoconstricteur). Il est probable qu'il ait été administré à des troupes allemandes pour ses vertues anorexigène et stimulantes. Il n'est pas immédiatement utilisé, car on ne lui trouve pas d'utilité médicale ; l'armée des États-Unis fait des expériences sur cette molécule sous le nom EA-1475, mais ces études ne seront pas rendues publiques avant 1969. Alexander Shulgin s'y intéresse à partir de 1968 et redécouvre ses effets sur l'humeur (empathogène). Cette propriété, rare chez les substances psychédéliques, l'indique pour le traitement du stress post-traumatique (comme après un attentat ou un viol) pour faciliter le transfert avec le psychanalyste. Cependant, son utilisation à des fins thérapeutiques a été rapidement stoppée durant les années 1970 pour être ensuite reprise au début des années 2000 (étude autorisée en 2001 par la FDA) mais, aussi des protocoles expérimentaux en Suisse et en Espagne dans le traitement du stress post-traumatique et autres applications en psychiatrie. Actuellement (2007), aucun médicament utilisant le MDMA n'est autorisé et commercialisé. La convention sur les substances psychotropes de 1971 classe le MDMA dans les substances prohibées ; l'ecstasy sera progressivement interdit à mesure que les pays adaptent leur législation. Son utilisation comme drogue récréative s'est banalisée dans les sociétés occidentales dans des contextes festifs dans les années 1990. Cette substance est souvent associée au milieu techno bien qu'elle soit consommée dans tous les milieux festifs . Pharmacologie C'est un psychostimulant. À des doses supérieures à 200 mg, il peut avoir un effet hallucinogène. Le MDMA agit en permettant une libération massive de sérotonine dans le cerveau, ce qui modifie notamment l'humeur. Usage détourné et récréatif L'ecstasy se présente le plus souvent sous forme d'un comprimé de couleur, de forme et de taille variables, souvent orné d'un motif. On le trouve aussi en gélule. Il est courant que le nom du motif serve à désigner le « genre » d'ecstasy. La dose de principe actif (MDMA) contenu dans un comprimé varie de 1 à 268 milligrammes.
Les effets apparaissent environ 30 minutes après l'ingestion et se poursuivent jusqu'à 6 heures pour se terminer par une phase d'épuisement et de dépression - « descente » - d'environ 8 heures mais qui peuvent se poursuivre sur plusieurs semaines. Le MDMA traverse la barrière placentaire.
Le MDMA étant un produit psychotrope, il se peut que les effets ressentis ne soient pas agréables. On parle alors de bad trip.
Trois à quatre jours après la prise, on constate souvent un état d'angoisse, de dépression et de grande fatigue qui serait due au « manque » de sérotonine.
En cas d'usage régulier : amaigrissement, affaiblissement, irritabilité, insomnie, anxiété, dépendance psychique voire des troubles de la personnalité. Il peut aussi être toxique pour le foie, allant parfois jusqu'à la cirrhose. Il existe un effet retour ou flash back qui replace brièvement l'usager dans l'état généré par la consommation de LSD sans en consommer, et ce plusieurs mois après la dernière prise. Plusieurs cas de « syndrome post-hallucinatoire persistant » ont été recensés, à savoir angoisses, phobies, état confusionnel, dépression voire bouffées délirantes aiguës. Certains travaux scientifiques tendent à mettre en évidence une possible dégénérescence des cellules nerveuses pouvant entraîner des maladies dégénératives (troubles de la mémorisation à long terme type maladie de Parkinson) ou des dépressions.
Les cas de décès imputés à l'ecstasy sont dus à : La consommation d'ecstasy est particulièrement dangereuses en cas de troubles du rythme cardiaque, d'asthme, d'épilepsie, de diabète, de problèmes rénaux et d'asthénie. Cependant le risque de mort lié à la consommation d'ecstasy est très faible comparé à d'autres drogues. Par exemple en France, on enregistre environ 4 décès par an liés à la consommation d'ecstasy.
Les analyses des comprimés vendus sous le nom d'ecstasy montrent qu'un tel comprimé peut contenir : Selon une étude publiée en 2004 au Québec et effectuée d'après les échantillons des saisies, 35% des pilules vendues sous le nom d'ecstasy contiennent de deux à sept substances différentes. Face à la réalité de ce que contiennent les comprimés vendus sous le nom d'ecstasy et en l'absence de contrôle sanitaire sur le produit, les associations de réduction des risques ont mis en place des stands dit de testing (contrôle rapide des produits) où l'usager peut venir tester son comprimé. Ce test ne permet pas de connaître ni la pureté, ni le dosage, ni les proportions de MDMA dans le comprimé mais il permet de mettre en évidence la présence de molécules proches ou d'amphétamines. Ces tests sont pratiqués à l'aide du réactif de Marquis (mélange à base de formol et d'acide sulfurique). Ces tests sont illégaux dans la plupart des pays.
Drogue générationnelle, l'ecstasy a marqué son époque. Ainsi, dans le cinéma et la littérature : L'ecstasy est habituellement associée avec les raves ou free parties et les musiques électroniques mettant l'accent sur une structure musicale dite psychédélique (présence de montées, c'est-à-dire intensification progressive d'un motif musical répétitif, pouvant mettre l'auditeur en transe). Un amalgame courant consiste à croire que les DJ doivent prendre de la drogue pour pouvoir composer ce genre de musique.
Les usagers utilisent le terme « gober »[1] ou « popper » pour désigner l'action d'avaler un ecstasy et le terme « perché » ou « tazé » pour désigner le fait d'être sous l'effet d'un ecstasy, même si les termes « percher » ou « chepchep » tendent à se généraliser pour désigner l'ensemble des effets des substances psychoactives. Le terme « serrer » est utilisé pour décrire les contractions de la mâchoire provoquées par le MDMA. De même, le terme de « montée » est utilisé pour décrire le début des effets et le terme de « descente » pour désigner la fin des effets à l'instar du LSD.
http://www.cyes.info/cirdd/stupefiants/ecstasy.php http://www.unodc.org/pdf/26june05/fs_ecstasy_F.pdfEffets et conséquences
Contrairement à la croyance populaire, l'ecstasy n'a pas d'effet aphrodisiaque.
La plus petite dose ayant conduit à un décès est de 150 mg de MDMA, en association avec de l'alcool.Effets recherchés
Effets à court terme
Effets à moyen terme
Effets à long terme
Décès imputés à la consommation d'ecstasy
Réalité de terrain
Ecstasy et société
Jargon
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