Internet

29 novembre 2006

Les Français, champions du blog 

 

Deux études révèlent que nos compatriotes sont les plus actifs des Européens à consulter et à créer les journaux personnels en ligne.

LA RÉPUTATION d'éloquence des Français serait-elle fondée ? C'est ce que semble indiquer un récent sondage du cabinet américain Forrester mené auprès de plus de 7 000 internautes de Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne et Suède. Selon cette étude, les internautes français seraient en effet les plus actifs dans l'univers du blog, ces journaux intimes publiés sur Internet. Plus d'un million d'entre eux auraient le leur, ce qui les place devant les Italiens et les Espagnols.
En outre, l'étude signale que les blogueurs font partie des plus gros consommateurs d'Internet : 80% se connectent quotidiennement et passent en moyenne seize heures sur le Web par semaine, soit cinq heures de plus que les autres internautes.
Les résultats de l'étude restent toutefois à relativiser car le nombre de blogueurs européens est peu élevé : 3% des 130 millions d'internautes ; en France, la proportion atteindrait 7%.

Le blog joue un rôle social

D'autre part, le profil des blogueurs demeure très hétérogène. Recueils d'articles, forums citoyens, journaux intimes ou rendez-vous de passionnés, depuis leur apparition discrète à la fin des années 1990, la blogosphère française compte une multitude de facettes. À côté de véritables phénomènes comme les Skyblogs, où s'expriment régulièrement des milliers d'ados, une majorité se présentent sous la forme de journaux intimes, servent à exprimer des points de vue, à partager coups de coeurs et coups de gueule, ou encore à informer ses proches des événements que vit le rédacteur. 

 

Plus personnels que les sites Web traditionnels – les blogs sont l'oeuvre d'un individu et non d'une entreprise ou d'un organisme –, ils permettent aux visiteurs de réagir au moyen de commentaires. Surtout, ils sont très faciles à créer et à enrichir, sans nécessiter de connaissance technique particulière. Rédigez, publiez, c'est tout. N'importe quel visiteur peut alors accéder à n'importe quel blog avec son navigateur, y prendre connaissance des articles et des réactions, avant de réagir à son tour.
Une autre étude, réalisée par Ipsos, confirme le rôle social des blogs et notamment leur influence auprès des visiteurs. Là encore, les Français se distinguent. D'abord, ils sont les plus nombreux à avoir entendu parler des blogs et à les fréquenter. Et de tous les Européens, ils font le plus confiance aux blogs : 62% des internautes français seraient plus disposés à acheter un produit ou un service s'ils lisaient un commentaire positif sur un blog. Et 44% ont renoncé à un achat après y avoir lu une critique.
L'impact économique de cette nouvelle forme de bouche à oreille serait plus important que dans la vie réelle, selon les analystes d'Ipsos, qui y voient un phénomène de scepticisme, voire de rejet, de la communication des marques.  
 

4 novembre 2006

La renaissance du livre électronique 

 

Le lecteur de textes numériques pourrait connaître le succès grâce à deux nouveaux modèles signés par les grands noms de l'électronique.

 
Emporter sa bibliothèque sans alourdir ses bagages : c'est ce que promet le livre électronique, spécialement conçu pour afficher des ouvrages et des textes enregistrés dans un format numérique. Léger, facilement portable et d'une autonomie exemplaire, il cherche à se rapprocher le plus possible du livre traditionnel. Tout en ajoutant de nombreuses facilités : agrandir les caractères, accéder directement à une page et placer autant de marque-pages virtuels que l'on veut. Ou même ajouter des notes manuscrites.
 
Plusieurs constructeurs se sont déjà attaqués au problème. Sans convaincre vraiment. Mais maintenant que Sony et Philips (via son ex-filiale iRex) entrent dans la partie, et qu'Amazon serait aussi sur les rangs, c'est que, vraisemblablement, le public est prêt. Ou que les produits sont enfin utilisables.
 
Les efforts des uns comme des autres ont porté en priorité sur le confort de lecture. Sur les nouveaux modèles, l'écran n'a plus rien à voir avec celui des ordinateurs portables. La technologie utilisée, identique à celle des écrans souples, permet en effet de simuler des pages imprimées : c'est une couche d'encre emprisonnée entre deux films de plastique qui dessine les lettres et les images en noir et blanc. Le fond est légèrement gris, ce qui fatigue moins l'oeil, et la page reste lisible même si on incline fortement l'appareil.
 
Pour alimenter en contenu le livre électronique, on peut récupérer sur Internet quantité de textes proposés dans différents formats : texte seul, image numérique, document Word et surtout en PDF, le format créé par Adobe, qui respecte la mise en page originale et permet de zoomer mais empêche toute modification du contenu. Entre les fac-similés que propose la Bibliothèque nationale sur Gallica et les journaux publiés au format PDF, en passant par les milliers de livres numérisés par des bénévoles, le choix est vaste.
 
L'un des principaux obstacles est celui de la compatibilité entre les systèmes de protection des contenus (ce qu'on appelle les DRM ou Digital Rights Management). Comme dans le monde de la musique, ils imposent aux constructeurs de passer des accords avec les éditeurs et d'adapter leurs appareils à des verrous technologiques pour que le lecteur puisse en profiter. Pour l'instant, les modèles de Sony et d'iRex ne savent lire, parmi les livres protégés par des DRM, que ceux qui répondent à leur propre format.
 
Bien sûr, avec le livre électronique on perd la sensation physique des pages imprimées et l'odeur caractéristique du papier. Mais avec la généralisation des contenus numériques ces appareils permettent d'économiser le papier et d'échapper à la lecture sur ordinateur, souvent pénible passé quelques pages.
 
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29 septembre 2006

 

Quel avenir pour Internet en 2020 ?

 

Selon l'étude Pew, les prophéties du film Matrix ne seront pas encore réalisées en 2020.
 
 
 

L?institut de recherche américain Pew a demandé à 742 spécialistes de nouvelles technologies de prédire l?avenir du réseau et son influence globale sur le monde. Les résultats sont souvent partagés, avec autant d?optimistes que de cyber-cassandres. Mais de grandes tendances se dessinent.

Connecté en permanence. 56% des personnes interrogées par l?institut Pew pensent qu?Internet deviendra d?ici 2020 aussi courant (et indispensable) que l?air que nous respirons. La connexion permanente pour tous, avec un ultra-haut-débit quasi-gratuit. En avance sur son temps, la Corée du Sud semble un bon exemple de ce phénomène. Les technologies mobiles seront le premier facteur de cette « globalisation ». 51% des spécialistes estiment pourtant que la réduction de la « fracture numérique » doit être la première priorité dans les années à venir.
Drogué des mondes virtuels. Pour 56% des participants à l?étude, la dépendance à la réalité virtuelle ne fera qu?augmenter. Il existe déjà des cliniques de désintoxications à internet, et quelques cas d?overdoses mortelles de jeu en ligne. Le développement de gigantesques écrans en haute-définition, de la reconnaissance vocale, et de l?ultra-haut-débit devrait renforcer la tendance. Certains prévoient de véritables épidémies, un manque chronique de sommeil, des enfants « prisonniers » de mondes créés spécialement pour provoquer l?addiction. L?utilisation d?avatars multiples dans autant de mondes différents devrait faire exploser les cas de troubles du comportement.
Traqué, pisté, identifié, espionné. Le futur de la « vie privée » est le sujet sur lequel les spécialistes semblent le plus partagés. Tous s?accordent à penser que nos petits secrets seront découverts : « La collecte de données personnelles n?en est qu?à ses débuts, la reconnaissance faciale automatique n?en est qu?à ses débuts. Les caméras de surveillance ne sont pas toutes reliées entre elles. Pas encore », souligne l?un d?eux. « D?ici 2020, on implantera une puce RFID à la naissance de tous les nouveau-nés », estime un autre. Pour 46% des participants, cette « transparence » engendrera un monde meilleur, tandis que 49% y voient plutôt l?avènement d?un Big Brother tiré du roman d?Orwell. Et de prévoir le pire : les fameuses puces RFID, destinées au départ à stocker notre carnet de santé ou autre information utile, finiront par devenir un module de surveillance de tous nos faits et gestes, couplé à un système GPS.
Libre de parler sa langue. Pour 57% des sondés, la langue de Shakespeare ne supplantera pas les autres langages. « Beaucoup de gens n?auront aucun besoin de communiquer globalement dans d?autres langues que la leur, ne choisissant de se connecter qu?avec leur communauté locale », estime l?un d?eux. Plusieurs prédisent qu?une nouvelle « lingua franca » fera son apparition, composée d?anglais mal prononcé, de mandarin, d?espagnol, et de mots spécifiques au web : blog, wiki, pod. Autre hypothèse : un module de traduction automatique et universel permettra à chacun de parler dans son propre langage et d?être compris de tous.
Citoyen d?une cité-état. 52% prédisent l?effacement progressif des frontières traditionnelles, et en particulier celui du sentiment national. Les êtres humains se regrouperont par affinités, convictions, plutôt que par lieu de naissance. Dans le commerce, ce phénomène sera marqué par l?avènement des « micro-multinationales », des PME regroupant par exemple un Chinois, un Français et un Péruvien. L?espace politique sera lui aussi sujet à une véritable « tectonique des plaques » : les enjeux locaux s?affirmeront, conduisant à un fractionnement en cités-états. « Le vieil ordre mondial ne se laissera pas faire et ripostera », prévient un des sondés.
Cyberdissident ou techno-sceptique. D?ici 2020, un nouveau groupe humain naîtra : les « techno-sceptiques », refusant les nouvelles technologies, selon 58% des sondés. Un petit nombre vouera même sa vie à la destruction de l?âge informatique, en menant des attentats contre les infrastructures physiques du web, dans la lignée de Theodore Kaczynski, terroriste anti-technologie américain plus connu sous le nom d?Unabomber. Mais la violence sur le net ne sera pas l?apanage de quelques « refuzniks ». Des gangs de cyber-criminels opèrent déjà depuis la Russie, la Chine ou les Etats-Unis, et rien ne permet de dire que la cybercriminalité diminuera dans l?avenir. Enfin, de nombreux intervenants rappellent qu?Internet n?est pas exempt de violence politique : en 2020, certains états censureront et emprisonneront toujours à tour de bras ceux qu?ils appellent les « cyberdissidents ».
Toujours maître de ses machines.Si la plupart des sondés s?accordent sur des « dangers » dus à l?autonomie grandissante des machines, la plupart restent optimistes. Pour 54%, l?être humain, gardera la main sur ses prérogatives les plus importantes, ne déléguant aux êtres de silicium que des tâches secondaires. Mais d?autres prennent au sérieux les scénarios catastrophes illustrés par Matrix ou Terminator. Ils estiment qu?à l?horizon 2050, la Terre verra naître des robots pleinement conscients, ou une « smartdust », véritable poussière intelligente, invisible et omniprésente.
 

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12 septembre 2006

 

Google propose deux siècles de presse

Mise en ligne mercredi, cette nouvelle offre permet de rechercher des articles de presse publiés durant les 200 dernières années. Limitée à la presse anglophone pour le moment, ce service, qui propose une majorité de contenus payants, devrait s’élargir à l’avenir.

 
Relire les réactions de la presse à l’assassinat de Kennedy ou au Printemps de Prague, sourire aux éditoriaux du lendemain de Woodstock, ou même relire les carnets mondains du Washington des années 1880, c’est désormais possible, grâce à Archive Search, un nouveau service de Google. La firme de Moutain View a mis en ligne mercredi une extension de son service de recherche d’articles Google News, qui permet de rechercher un article datant… des 200 dernières années. La recherche d’article de Google News était jusqu’ici limitée aux 30 derniers jours.
 
Selon l’un des responsables du projet chez Google, «le but du service est de permettre aux utilisateurs d'explorer l'Histoire comme si elle était dévoilée». Concrètement, l’internaute a accès à une chronologie qui lui permet de choisir à quelle période historique il veut limiter sa recherche. Par exemple, la requête «Castro» offre comme première réponse un portrait du Leader Maximo publié dans le magazine «Time» en date du 14 avril 1958.
 
Pour le moment, Archive Search est limité aux journaux anglo-saxons avec lesquels Google a conclu un partenariat. En l’occurrence, le quotidien britannique Guardian ou la revue américaine Time, qui offrent un accès gratuit. D’autres journaux, comme le New York Times, le Wall Street Journal ou le Washington Post, proposent une consultation payante. Mais Google compte bien élargir l’offre à d’autres médias et d’autres langues.
 
Avec ce nouveau service, proposé deux ans seulement après le lancement du projet de numérisation de livres Google Library, le géant des moteurs de recherches marque une fois encore sa volonté de proposer le maximum de contenus et de fonctionnalités aux internautes. Archive Search devrait inquiéter les opposants à la mainmise de la firme de Moutain View sur la numérisation du savoir.

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13 août 2006 

 

Le PC célèbre ses 25 ans

 

Le 12 août 1981, IBM lançait sur le marché le 5150 PC. Vendu 1565 $ (soit l'équivalent de 4000 $ aujourd'hui), équipé d'un processeur Intel et d'un système d'exploitation conçu par une jeune pousse dirigée par Bill Gates, cet ordinateur personnel de 12 kg est à l'origine de l'explosion de l'industrie du PC.

Bien que d'autres ordinateurs personnels aient été développés et commercialisés avant lui, le Micral en 1972 par la société française R 2E, l'Apple II en 1977 par la société américaine du même nom, IBM a surpassé ses concurrents.

Le 5150 PC doté d'une
mémoire de 16 kilobytes, soit 50.000 fois inférieure à celle d'un PC actuel, s'est vendu à un million d'exemplaires en quatre ans, un succès commercial à l'époque.

Comment en est-on arrivé là ?

Plutôt que de fabriquer tout lui-même, IBM a choisi de faire appel à des tiers, dont les sociétés américaines appelées à devenir, respectivement, le premier fabricant de
microprocesseurs et le leader du logiciel au niveau mondial. De plus, IBM a autorisé ces sociétés à vendre à d'autres fabricants les puces et logiciels conçus à l'origine pour Big Blue. Les Compaq, Dell, HP et leurs homologues asiatiques vont s'engouffrer dans la brèche et assurer la croissance d'Intel et de Microsoft.

Outil de travail par excellence, le PC a gagné la sphère domestique et se place désormais au cœur du divertissement
numérique de la VoD à la téléphonie sur IP. Portable ou fixe, il est le support idéal de l'accès à l'information par le biais d'Internet, le réseau des réseaux né en 1969, élargi au grand public avec l'avènement du Web en 1991 et la progression du haut débit ces dernières années.

Qu'il soit de marque américaine, japonaise ou européenne, le PC est le plus souvent fabriqué en Chine. Dell et HP dominent le marché mondial, mais le chinois Lenovo –
acquéreur de l'activité PC d'IBM en mai 2005 – et le taïwanais Acer arrivent en force.

1,6 milliard d'ordinateurs personnels

Gartner estime qu'il s'est vendu en 25 ans, à travers le monde, 1,6 milliard d'ordinateurs personnels. A l'heure actuelle, 870 millions seraient "en usage". Quant au CA annuel généré par cette industrie, il est supérieur à 200 milliards de dollars. Mais le modèle a ses limites : la demande des consommateurs se tourne vers des terminaux mobiles, nomades, et les entreprises ont plus de mal à digérer le coût de la
maintenance de leurs parcs informatiques. Enfin, les marges bénéficiaires des fabricants sont faibles.

Quels seront les terminaux "intelligents" qui feront tomber le PC de son piédestal ?

 

 

 

 

Le 12 août 1981, IBM lançait sur le marché le 5150 PC


Le 12 août 1981, IBM lançait sur le marché le 5150 PC


Google s'incruste dans les ordinateurs Dell

 

La réplique n'a pas tardé. Le jour même où Yahoo et eBay annonçaient leur alliance stratégique pour contrer Google, ce dernier dévoilait une nouvelle offensive. Le moteur de recherche le plus utilisé dans le monde a signé un accord avec Dell, numéro un mondial des ordinateurs personnels (PC).

 

Selon les termes de cet accord, présenté jeudi 25 mai, tous les ordinateurs Dell vendus au cours des trois prochaines années seront équipés, dès l'origine, de logiciels Google. Par défaut, les propriétaires de ces PC verront s'afficher sur leur écran la barre d'outils Google, qui les aidera à rechercher les informations sur Internet, dans leur messagerie ou leur disque dur. Sur la durée du contrat, le moteur de recherche pourrait ainsi équiper près de 100 millions de machines.

Cet accord est un coup dur pour Microsoft. Jusqu'à présent, son navigateur Internet était placé par défaut sur tous les ordinateurs Dell. Le numéro un mondial du logiciel, distancé par les leaders d'Internet comme Google ou Yahoo sur les marchés des moteurs de recherche et de la publicité sur Internet, tente de revenir et pousse les feux de sa filiale MSN. Dans sa nouvelle version de Windows et de son navigateur, Vista, Microsoft guide l'internaute vers son site MSN. Google s'était plaint auprès de la Commission européenne des risques d'abus de position dominante et a profité des décisions des autorités américaines dans un précédent affrontement entre Microsoft et Netscape pour s'infiltrer dans la brèche.

Dell, qui souffre d'une guerre des prix menée par ses concurrents (Le Monde du 20 mai), trouve avec Google une nouvelle source de revenus. Le géant de l'Internet devrait lui verser de 5 à 10 dollars par PC. Selon Jordan Roahan, un analyste de RBC Capital Markets cité par l'agence Bloomberg : "Un paiement de 5 dollars par PC sera rentabilisé au bout de douze clics effectués par l'utilisateur sur une publicité Google."

 


Google face à ses concurrents

 

Le plus connu des moteurs de recherche n'est pas forcément le meilleur... Nous avons testé ses principaux concurrents.

POUR la majorité des internautes, la première démarche sur le Web consiste à taper un mot-clé dans un moteur de recherche. Pour la plupart, ce moteur est Google... D'après le baromètre de Xiti, un service de mesure et d'analyse d'audience sur Internet, Google ne cesse de voir sa fréquentation augmenter chez les francophones... pour atteindre ce mois-ci un score supérieur à 85 %. Un record ! Les autres moteurs ne parviennent même pas à capter 5 % des internautes : Yahoo ! stagne à 4,43 %, voila. fr se limite à 3,36 % du trafic, MSN Search à 2,78 % et AOL à 1,02 %. Enfin, Free, Club Internet, Alice, AltaVista, Lycos et les autres se situent tous en dessous de 1 %.

Cette écrasante suprématie s'explique par la simplicité et la rapidité de Google, mais aussi par l'habitude des internautes. Or, en matière de recherche sur Internet, s'en remettre à un seul service, fut-il le plus réputé, réduit fortement les possibilités de dénicher des pages originales. Comme l'ont montré des études récentes, si Google est le service qui trouve le plus de résultats, un grand nombre de ses réponses sont d'une pertinence douteuse. D'autant que Google ignore des pages que certains concurrents trouvent immédiatement. Bref, si vous voulez être sûr de ne pas passer à côté d'informations importantes, essayez d'autres moteurs de recherche.Pour mesurer les qualités de chacun, nous les avons soumis à des tests qui simulent des usages courants (voir encadré ).

Bilan : Voila. fr est le plus faible du lot, avec des résultats douteux (sinon incohérents) dans la majorité des cas. Exalead, un peu en retrait, tire son épingle du jeu en raison de ses fonctions d'affinement et de filtrage. Ask et dir. com montrent de bonnes aptitudes, mais doivent encore progresser. MSN et Yahoo donnent des résultats satisfaisants, mais demandent parfois de recourir à des astuces de syntaxe pour améliorer leur pertinence. Altavista et Google se disputent la première place de ce test, avec un net avantage pour Altavista qui fournit des résultats plus justes dans la totalité des épreuves.

Altavista (note: 8/10)

Premier à se lancer dans l'indexation du Web (1995), il a été racheté par Overture puis par Yahoo! en 2003. A notre test, il s'est montré le plus précis dans la majorité des cas: quatre bons résultats pour les parts de marché de Citroën, une quinzaine de réponses pour notre mot rare (avec bizarrement une minorité en français, malgré notre filtrage) et s'est distingué avec Armstrong puisqu'il a proposé à la fois Louis et Lance, mais aussi Neil, Gary et Dido.

http://fr.altavista.com

Google (7/10)

Depuis sa création en 1998, c'est le numéro un des moteurs de recherche. Lors de notre test, il n'a eu aucun problème à trouver le document PDF demandé, mais il n'a recensé que cinq pages contenant le mot rare et s'est un peu emmêlé les écrans avec les parts de marché de Citroën et la date de naissance d'Armstrong, proposant cinq liens pour Louis, deux pour Lance, un pour Robert et... deux liens sans aucun rapport, oubliant au passage l'astronaute Neil Armstrong!

http://www.google.fr

MSN Search (6,5/10)

Le moteur de recherche de Microsoft montre sa puissance quand on fait appel à sa syntaxe: de nombreux mots-clés permettent en effet de filtrer les résultats. Il trouve immédiatement le fichier PDF et réussit brillamment le test de la requête entre guillemets, affichant sept bonnes réponses sur dix. En revanche, il n'est pas le plus pertinent pour les parts de marché de Citroën et se contente de trois résultats pour le mot rare. A noter que la recherche sur Paradis élimine bien les pages liées à Vanessa mais... provoque l'affichage d'une publicité pour les CD de la chanteuse!

http://search.msn.fr

Yahoo (6/10)

Créé fin 1993 sous la forme d'un répertoire de sites, Yahoo! s'est d'abord appuyé sur Google pour fournir davantage de résultats avant de racheter Overture, propriétaire d'Altavista. A notre test, il s'est surtout montré à l'aise dans les requêtes courantes et notamment, celle concernant Armstrong. Une seule réponse pour le mot rare, autant que pour les parts de marché de Citroën, et des résultats surprenants pour «Paradis sans Vanessa» puisque un seul lien comportait le mot «paradis»...

http://fr.search.yahoo.com

Dir. com (6/10)

Lancé en 2002 par Iliad, la maison mère de Free. fr, ce moteur est aussi rapide que pratique: on peut même lancer directement une requête en tapant dans la barre d'adresse du navigateur le ou les mots-clés (avec des points à la place des espaces) suivi de dir. com, par exemple date. naissance. armstrong. dir. com. S'il est l'outil qui a trouvé le maximum de bonnes réponses concernant le plus haut sommet du monde, il reste nettement à la traîne sur les autres tests, ne trouvant qu'une seule page pour Citroën, deux pour le mot rare et une majorité de résultats sans intérêt pour Armstrong.

http://fr.dir.com

Ask. com (5,5/10)

Arrivé récemment en France, connu aux États-Unis sous le nom de AskJeeves. com, il dispose d'une interface dépouillée et d'une méthode d'indexation originale. Les résultats sont classés en fonction de la popularité des sites et au moyen d'algorithmes secrets qui permettraient d'obtenir des réponses plus pertinentes. Ce que ne confirme pas notre test. Pour Armstrong, il trouve deux fois Louis, et huit résultats sans rapport. Il a déniché quatre sites parlant d'hydrochloride de carboxamidine, mais aucune bonne réponse concernant les parts de marché de Citroën...

http://fr.ask.com

Exalead (5/10)

Lancé en 2002, Exalead a été choisi pour développer le moteur de recherche du programme européen Quaero. Original, il permet de prévisualiser les pages trouvées, d'affiner les résultats de la recherche selon différents critères, y compris les termes associés, de lancer une recherche phonétique ou encore d'utiliser des expressions régulières (sortes de caractères jokers qui permettent de remplacer un mot, une ou plusieurs lettres, etc.). Pour notre test, il a fourni des résultats équilibrés aux requêtes concernant Armstrong et Paradis, mais a connu quelques difficultés avec l'expression entre parenthèses et n'a pas pu trouver un seul document lié au mot rare.

http://www.exalead.com

Voila. fr (2,5/10)

Bon dernier de ce test, le moteur de recherche de France Telecom n'est plus que l'ombre de lui-même, même s'il faut porter à son crédit la qualité de son guide. Concernant Armstrong, les dix réponses n'ont aucun rapport avec ce qui a été demandé. La recherche du document PDF a donné des résultats peu cohérents. Aucune page trouvée pour le mot rare et, pire, rien de pertinent au sujet des parts de marché de Citroën...

http://www.voila.fr

 

Les critères d'évaluation

Pour évaluer chaque moteur de recherche, nous avons simulé des usages courants.

1. Une requête simple, « part de marché Citroën France 2005 », devant aboutir à une réponse sous forme de chiffre.

2. La recherche d'un mot rare : hydrochloride de carboxamidine.

3. Le filtrage en fonction d'un type de fichier (la loi de finances 2005 au format PDF).

4. Des règles d'exclusion : « paradis -vanessa » qui doit donner la liste des pages contenant le mot « paradis », sans le mot « vanessa ».

5. L'utilisation des guillemets avec un élément de réponse (« est le plus haut sommet du monde ») pour obtenir le résultat le plus précis.

6. Une requête maladroite, « date de naissanceArmstrong », histoire de juger de la pertinence des résultats.

Les recherches ont été limitées aux pages francophones quand cela était possible et seules les dix premières réponses ont été retenues. Nous avons donné 1 point pour chaque résultat pertinent. Pour le test 6, nous avons compté un point en moins pour les réponses sans rapport avec un individu nommé Armstrong. Enfin, nous avons pondéré en fonction de la qualité des résultats (les meilleurs en tête de liste, richesse de la syntaxe, possibilité de filtrages, etc.), afin de donner une note sur 10.

 

Le « .fr » ouvert aux particuliers

 

A partir de mardi, les particuliers peuvent obtenir un nom de domaine à leur nom, suivi de l?extension « .fr ». 500 000 personnes ont déjà réservé leur site.

 

Jusqu?à présent, seules les entreprises, les associations et les institutions pouvaient ainsi s?afficher sur la toile. L?extension « .fr » (ou « .re » pour la Réunion) pourra, à partir de mardi, venir conclure d?une note « professionnelle » les noms de domaines utilisés par les particuliers.

 
 

La file des réservations a été ouverte dès mai 2004. Depuis, plus 500 000 sites personnels en .fr ont été réservés. Parmi eux, des hommes politiques, qui les réservent soit pour construire des sites faciles à trouver pour les internautes, soit pour éviter que quelqu?un d?autre ne les « squattent ». L?adresse jacqueschirac.fr a bien été réservée par la présidence de la République. segoleneroyal.fr et jacklang.fr renvoient vers les sites existants des deux socialistes. marinelepen.fr a été réservé par le Front National et renvoie les visiteurs vers le site de la fédération FN d?Île-de-France, mais jeanmarielepen.fr ne semble pas avoir trouvé preneur. Un cortège de sites personnels s?annonce pour l?élection présidentielle de 2007, accompagné d?un inévitable lot de litiges juridiques.

 
 

Moi.fr

 
 

Pour les Français qui ne comptent pas se présenter à la magistrature suprême, le site en .fr peut faire office de vitrine professionnelle. Plus prosaïquement, ils pourront disposer de leur propre adresse mail. Par exemple, Pierre Guillaume pourra faire une demande pour un nom de domaine en pierreguillaume.fr (ou même familleguillaume.fr) et créer son site du même nom ainsi que son adresse mail du type: ecrire@pierreguillaume.fr. Les adresses sont le plus souvent liées aux fournisseurs d'accès internet. Posséder son propre nom de domaine permettra de ne pas être pénalisé lors d'un changement de FAI.

 
 

Pour avoir son « moi.fr », il suffit d?être majeur et de disposer d?une adresse postale en France. Les étrangers résidant en France pourront avoir leur site, mais pas les Français vivant à l?étranger. Aucune autre pièce justificative ne devrait être demandée lors de l'enregistrement, mais des contrôles a posteriori pourront avoir lieu. Il est possible de choisir un nom de 3 à 255 caractères. Certains termes ne pourront pas figurer dans l'adresse. Parmi eux, on trouve islam, judaïsme, diable, bizutage, génétique, fausse monnaie, bordel et premier ministre. Un véritable inventaire à la Prévert.

 
 

Le site de l'Association Française pour le Nommage Internet en Coopération (Afnic), permet de vérifier rapidement quels noms de domaine sont disponibles, et met à disposition la liste des bureaux d'enregistrement membres de l'association, par lesquels un particulier doit passer pour réserver son nom.

 
 

Il faut compter une dizaine d'euros par an pour un enregistrement mais certaines sociétés cassent les prix avec des tarifs autour de 5 euros. Le Forum des droits pour l'internet aura la lourde tâche de régler des inévitables litiges qui surviendront entre deux particuliers (cyber-squatteurs ou paires d?homonymes) ou entre un particulier et une société. S?il vient s?installer en France à sa majorité, le jeune suédois prénommé Google par ses parents en 2005 pourrait poser bien des problèmes?

Choisir sa messagerie en ligne

 

Tout le monde peut disposer d'une boîte aux lettres électronique gratuite et accessible n'importe où.

 

A LA DIFFÉRENCE de celles qui nécessitent l'utilisation d'un logiciel spécial comme Outlook ou Thunderbird, les messageries en ligne fonctionnent sur n'importe quel navigateur Web. Raison pour laquelle on les appelle aussi «webmail». Tout le monde peut en profiter en s'inscrivant gratuitement auprès de services comme Yahoo! Mail, Hotmail ou Gmail.

 

L'avantage: on dispose ainsi d'une adresse électronique supplémentaire, indépendante de celle qu'offre le fournisseur d'accès à Internet. En outre, on peut consulter son courrier sans le rapatrier, donc éliminer directement les messages indésirables et échapper aux virus. Mais aussi, accéder à la messagerie depuis n'importe quel ordinateur, y compris à l'étranger.

 

Alors que la plupart des services offraient il y a peu des fonctions limitées, la tendance est à la surenchère parmi les principaux acteurs: capacités de stockage de plus en plus importantes, filtres antispam, carnets d'adresses, retransmission de courrier, mode répondeur, etc. Petite sélection.

 
 

Gmail

 

2,5 Go de stockage! En prime, un filtre antispam, la possibilité de transmettre les messages, un répondeur automatique et un système d'alertes. Tous les messages sont stockés dans un seul dossier: il faut donc passer par le moteur de recherche local pour s'y retrouver.

 

http://www.gmail.com/

 
 

Yahoo! Mail

 

Une capacité de stockage de 1 Go, des filtres antivirus et antispam, une interface intuitive et rapide, avec des outils avancés de gestion du courrier.

 

http://fr.mail.yahoo.com

 
 

La Poste

 

Simple et pratique, ce service offre une capacité de stockage de 10 Mo extensible à 1 Go, un carnet d'adresses, un antispam et un antivirus, et permet d'échanger des pièces jointes de 10 Mo. Un service téléphonique (payant) permet d'écouter les courriers reçus. Le compte est désactivé si l'utilisateur ne se connecte pas pendant plus de 6 mois.

 

http://www.laposte.net/

 
 

Caramail

 

Une interface séduisante avec une capacité de 300 Mo, qui peut servir à stocker des images, de la musique et des documents, un agenda en ligne, des filtres antispam et antivirus. Mais aussi une publicité assez envahissante et une compatibilité capricieuse avec certains navigateurs.

 

http://www.caramail.lycos.fr/

 
 

Voila Mail

 

Une présentation sympathique, avec une boîte à lettres de 250 Mo, un carnet d'adresses en ligne et la possibilité d'échanger des pièces jointes de 10 Mo... mais pas celle de récupérer le courrier dans un logiciel de messagerie. Le compte est détruit s'il est inutilisé pendant 90 jours.

 

http://mail.voila.fr

 
 

Hotmail

 

Capacité de stockage de 25 Mo étendue à 250 Mo pour les utilisateurs réguliers, filtre antivirus et antispam, sauvegarde de pièces jointes de 10 Mo, etc. L'ensemble est simple à utiliser, mais le service n'est pas le plus rapide ni le plus sûr.

 

http://www.hotmail.fr

 
 

iFrance

 

Une capacité de 100 Mo, un filtre antivirus et antispam et un carnet d'adresses personnalisé. L'interface est réussie. On peut aussi rapatrier le courrier et les adresses dans un logiciel de messagerie. Le compte est désactivé après six mois sans utilisation.

 

http://web.ifrance.com/services/mail/

 
 

NetCourrier

 

Une belle interface, un agenda personnel en ligne et une barre d'outils à installer sur son navigateur, mais une capacité limitée à 20 Mo. Les pièces jointes ne doivent pas dépasser 5 Mo ni comporter des extensions «sensibles» (.pif, .scr, .vbs, .bat, .cmd, etc.). Le compte est désactivé après 60 jours sans mouvements.

 

http://www.netcourrier.com/

Révisez votre bac sur Internet

 

Pratiques et modernes, de nombreux sites pédagogiques permettent de préparer au mieux l'examen, au moyen de fiches et même de podcasts. Nos bonnes adresses.

 

Plus que quelques semaines avant l'épreuve fatidique... Pour des milliers de lycéens, le mois de juin est le mois du baccalauréat. Profitez donc d'Internet pour réviser et vous évaluer sans stress.

 
 

Sujets et corrigés. Commencez par consulter les sujets de l'an dernier sur le site du service interacadémique des examens et concours, qui gère les épreuves pour les académies de Paris, Créteil et Versailles.

 

Vous pouvez aussi consulter les corrigés du bac de l'an dernier, par département, sur France.exam. En complément, on y trouve des « sujets probables » pour 2006 assortis de conseils, ainsi qu'un forum d'aide. Les fiches de cours ne sont accessibles que sur abonnement (à partir de 2 ?).

 

www.siec.education.fr

 

www.france-examen.com

 

 

 
 

Révision et conseils. Memopage.com fournit plusieurs fiches de révision pour toutes les matières du bac. Seules certaines d'entre elles sont en accès gratuit. Les autres nécessitent une inscription gratuite, mais à condition d'accepter de la publicité, ou un abonnement de trois mois à 14,95 ?. Le contenu est riche et bien présenté : chaque fiche (au format PDF) est conçue pour être imprimée.

 

Sur Cyberprofs, ce sont des enseignants qui prodiguent leurs conseils pour réussir les épreuves du bac. On y trouve aussi des fiches de révision et des exemples de sujets pour s'entraîner. Enfin, une base de sujets peut être interrogée par mots-clés.

 

www.memopage.com

 

www.cyberprofs.fr

 

 

 
 

Français, maths ou philo ? S'il vous manque des oeuvres littéraires pour réviser votre bac de français, rendez-vous sur bacdefrancais.net. On y trouve les romans, poèmes, pièces de théâtre et essais de différents auteurs (Voltaire, Zola, Baudelaire, Camus, etc.), mais aussi les commentaires et les explications qui vous permettront de préparer au mieux l'épreuve.

 

Le site hist-geo.com est une mine d'or pour les élèves de terminale : cartes, biographies, schémas, exercices, et même des cours en ligne. En prime, dans la partie des exercices, le site propose cent questions pour réviser le bac.

 

Pour ceux qui doutent de leurs capacités en philo, les éditions Hatier ont mis en place un podcast composé de 22 épisodes à écouter en ligne ou à télécharger sur un baladeur mp3.

 

Dédié aux épreuves de maths, le site Xmaths rassurera tous les anxieux. Au menu : des fiches de cours, des révisions rapides ainsi que des exercices et des problèmes corrigés.

 

Enfin, France5 Education publie un dossier intitulé « Comment utiliser Internet pour se préparer au bac ? » qui propose une quantité de liens commentés. Déroulez le menu « Côté élèves » pour choisir Ecole-Jeunesse.

 

www.bacdefrancais.net

 

www.hist-geo.com

 

www.livreetclic.com/philocast/

 

http ://xmaths.free.fr/

 

http ://education.france5.fr

 

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